Quand la Poste réinvente le SGDG

Neuf heures six, je me gare devant mon bureau de poste. Neuf heure sept, me voila dans la place, à deux mètres à peine du guichet dont l’actuelle occupante fait mine de ne pas m’avoir vu entrer. Blonde (ou pas !), la cinquantaine triomphante sous un maquillage délicatement déposé à la truelle, elle feuillette une liasse de documents d’un air soucieux sans lever les yeux sur moi. Sur le carrelage fraîchement lavé qui me sépare d’elle, un petit panonceau jaune fluo m’avertit des pires déboires articulaires s’il me venait l’idée saugrenue de m’aventurer sur ce terrain glissant. Bravant néanmoins la mise en garde, je m’avance prudemment en faisant crisser les semelles de mes chaussures :
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