Présidentielles : MLP ne veut surtout pas gagner !

Partagez sur Twitter Partagez sur Facebook Partagez sur Google+ Linkedin

Et dire qu’il y a encore des gens qui n’ont toujours pas compris que Marine Lepen NE PEUT PAS se permettre de gagner la Présidentielle…

Tout simplement parce que son fonds de commerce, c’est la contestation, l’opposition systématique, la dénonciation légitime ou non des différents partis au pouvoir.

Son business, comme celui de son père avant elle, c’est de casser du responsable politique en jouant sur les fantasmes des éternels mécontents. C’est d’engranger toujours plus d’adhérents (et d’adhésions !) en chassant notamment sur les terres de feu le parti communiste dont les déçus se comptent encore par millions. Son rôle désormais quasi institutionnel, c’est celui d’épouvantail de la démocratie. Un rôle pour lequel elle est d’ailleurs grassement payée, que ce soit avec l’argent de ses militants comme avec celui des contribuables (par le biais des indemnités parlementaires notamment). Et si j’étais un vil complotiste, je dirais même qu’elle y trouve certainement d’autres intérêts un peu moins… évidents.

Elle n’aurait donc rien à gagner à devenir présidente de la République (ni même à entrer dans un quelconque gouvernement), car elle se retrouverait alors dans la position délicate de celui (ou de celle) qui doit rendre des comptes à la collectivité, et répondre du même coup des inévitables manquements de son bilan.

Alors, oui, elle est au second tour des Présidentielles. Mais c’est uniquement parce qu’elle a pris des voix à tous ceux qui risquaient de gêner l’ascension du véritable futur locataire de l’Élysée (en cherchant bien, vous trouverez pourquoi, et surtout pour le compte de qui…). Cependant, il était hors de question pour elle (et pour d’autres) que ça aille plus loin. Comme en 2002, le FN a servi à la fois d’exutoire géant et de croque-mitaine politique, sorte d’électro-choc capable de faire accepter au plus grand nombre la moins bonne solution électorale comme inévitable.

Et même si, face à un programme aussi creux et technocratiquement imbuvable que celui d’Emmanuel Macron, elle semblait n’avoir rien d’autre à proposer que l’invective et le pointage du doigt, ceux qui pensent encore qu’elle a raté son but se trompent lourdement. Elle a au contraire parfaitement réussi sa mission : rassembler une majorité de gens autour de celui pour qui on n’aurait pas parié une poignée de cacahuètes il y a encore 18 mois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>