Portrait pour trait…

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Connaissant mon goût immodéré pour l’auto-promotion (pfffff !) et la réelle passion que j’ai à parler de moi (tu parles !), l’ami Sylvain m’a proposé de jouer à un jeu que je pensais jusqu’ici réservé aux fashion blogueuses et autres abonnés des forums 15-18, à savoir : « Dis-moi des trucs sur toi et je te dirai qui tuer« … heu pardon, « qui tu es« .

Par conséquent, je relève le défi et je vais donc commencer par vous révéler 10 trucs que vous ne savez probablement pas sur moi… et dont vous vous fichez sans doute royalement, mais bon. (+1 en bonus parce que je suis comme ça, voila !)

1. Ze first Ouane ! Bien que je sois dans la vie active depuis un tout petit peu plus de 20 ans (oui, bon, les remarques sur l’âge, vous vous les gardez :) ) j’ai la particularité d’avoir accumulé en réalité presque 45 ans d’expérience professionnelle. Alors, non, je ne vis pas dans un univers parallèle, j’ai juste passé une grande partie de ma vie professionnelle à cumuler deux, voire trois, activités à la fois. Et généralement assez différentes les unes des autres. On n’a qu’une vie…

2. J’écris des polars et des nouvelles fantastiques depuis que j’ai 15 ans. Quelques fous sont même allés jusqu’à en publier une ou deux…

3. Mon père m’a appris à lire quand j’avais quatre ans parce qu’il en avait marre que je vienne sur ses genoux chaque fois qu’il voulait se détendre avec son journal et que je lui demande sans cesse ce qu’il y avait écrit là, et puis là, et ici aussi, « et ça c’est quoi, papa, dis c’est quoi, hein c’est quoi ce mot, papa, c’est quoi, dis…?« .

4. Bizarrement, il semblerait que cette curiosité quasi pathologique ait fait croire très tôt à des gens prétendument savants que je disposais de certaines capacités « avancées ». Ils ont donc décidé d’occuper une partie de leur temps, pourtant précieux, à s’intéresser à mon cas sans qu’aucune raison valable ne le justifie encore à mes yeux. Au final, ils m’ont accroché avec satisfaction une étiquette portant quelques chiffres censés traduire de manière flatteuse mes compétences mais qui, en réalité, n’ont fait que me conforter dans l’idée qu’on veut à tout prix nous faire entrer dans des cases. De là est sans doute née ma tendance affirmée à rejeter les idées préconçues, à regarder systématiquement dans la direction opposée qu’on m’indique et, d’une manière générale, à faire plus ou moins le contraire de ce qu’on attend de moi.

5. J’ai un profond respect pour les gens qui échouent. D’abord parce que ça signifie qu’ils ont au moins essayé. Et ensuite parce qu’il est évident qu’on apprend beaucoup plus de ses erreurs que des ses réussites (lesquelles peuvent être bien plus souvent simplement dues au hasard). Je préfère mille fois écouter les conseils de quelqu’un qui se sera planté et qui m’expliquera pourquoi, plutôt que le récit des succès réels ou arrangés d’individus que la chance aura préservés de l’adversité.

6. J’ai tellement essayé d’améliorer mon écriture manuscrite (franchement illisible) que j’ai fini par acquérir l’étrange (et totalement inutile !) capacité d’avoir plusieurs écritures radicalement différentes.

7. Je fais la même taille que Michael J. Fox, mais je n’ai ni son talent ni la maladie de Parkinson…

8. J’ai failli m’appeler Caroline. Quand ma mère était enceinte de moi, mes parents étaient persuadés qu’ils allaient avoir une petite fille et les techniques d’échographie n’étaient pas encore très performantes en 1970… Si bien qu’ils ont été un peu décontenancés lorsque la réalité s’est imposée à eux de manière un peu plus virile qu’ils ne l’attendaient. Après un long moment de réflexion, il paraît que c’est mon père qui a finalement dénoué la situation en disant : « Bon, il est brun, on va l’appeler Bruno. » Lui, il dit que ça ne s’est pas exactement passé comme ça mais, dans le doute, je me demande parfois quel prénom j’aurais aujourd’hui si j’étais né blond comme mes frères et sœurs. Ou chauve…

9. Chaque fois que je suis amené à travailler sur le Net, j’ai beaucoup de mal à ne pas essayer de recoder ce qui existe pourtant déjà, en particulier quand je monte un site web. J’ai chaque fois l’impression que les CMS et autres modules prêts à l’emploi sont des usines à gaz qui peuvent faire 10 fois trop de choses par rapport à mes besoins. Et je me dis souvent que j’irais bien plus vite en développant une petite appli cradingue sur un coin de serveur plutôt que d’essayer de maîtriser le mode d’emploi d’outils tout faits pourtant très performants. C’est un défaut dont mon ami Maxime Grandchamp a souvent eu toutes les peines du monde à me guérir. :-)

10. J’ai récemment commencé mon arbre généalogique et j’ai déjà trouvé, parmi mes ancêtres directs, des pirates, des voleurs, des fermiers, un peintre, un scientifique connu, quelques centenaires, un conquistador et même… un prêtre ! Il s’agissait de mon arrière-grand-père, lequel a finalement choisi l’amour d’une femme à celui de Dieu. Il s’est donc défroqué, dans tous les sens du terme puisqu’il a finalement eu 9 enfants (!!!). Dont ma grand-mère paternelle.

BONUS ! 11. Je n’ai jamais aimé le nombre « 11″. J’ai toujours pensé que c’était une valeur bâtarde qui ne servait à rien, si ce n’est à séparer la dizaine de la douzaine, histoire qu’on ne les mélange pas trop.

Voici maintenant le temps des rires et des chants, car dans l’Île aux Enfants c’est tous les jours le printemps… Euh, non, pardon, voici venu le moment de répondre aux 11 questions sylvestres… sylvanesques… sylvaines… bref aux 11 questions de Sylvain.

1. On te file 90 000 euros à claquer (obligatoirement) dans la journée, tu fais quoi avec ?
Marrant ça, pourquoi ce montant ? 90 000, c’est pas un chiffre rond… 100 000 c’était pas mieux ? Bon, pas grave. Avec 90 000 à claquer dans la journée j’opterais probablement pour l’extension de ma maison afin d’installer une jolie bibliothèque (la pièce, pas le meuble… enfin si, il y aurait des meubles mais… bon, vous avez compris !) avec des vieux livres aux belles reliures de cuir, des boiseries sur les murs et de beaux fauteuils en cuir. Ah oui, et un lutrin aussi, j’aime bien les lutrins.

2. Si demain tu étais définitivement dans la peau de Geneviève de Fontenay, quel serait ton proverbe préféré [...]
Si j’étais dans la peau de Geneviève, je penserais en tout premier lieu à me barrer vite fait ! Je suis persuadé que trouver des proverbes n’arriverait pas en tête de mes préoccupations.

3. Ce soir c’est toi qui régale, qu’est-ce que tu nous prépares de bon à manger ?
Classique dans mon coin : une petite salade de gésiers avec tranche de pain grillé et foie gras, pommes de terre sautées à l’ail et au persil avec quelques aiguillettes de canard, un bon fromage de brebis avec sa gelée de groseilles et pour finir un petit sorbet accompagné d’un morceau de gateau basque ou de gâteau à la broche, le tout bien évidemment arrosé de Jurançon.

4. Ton livre culte ? (ndlr : Auteurs inconnus autorisés si jamais tu veux bosser ton personal branding)
Pas de livre culte. Quelques auteurs favoris, toutefois, avec en têtes de liste Asimov, Pratchett et Voltaire (oui je sais…)

5. Plutôt Valérie Trierweiler ou Ségolène Royal ? (ndlr : oui je sais)
Ah carrément ! Genre la peste ou le choléra ? Bon, si vraiment j’avais à choisir (et j’espère ne jamais, jamais, JAMAIS ! avoir à le faire) je prendrai Valérie Trierweiler parce qu’elle a un petit côté « tragédie grecque », avec sa manière de trimballer autour d’elle toute une aura de complots, de trahisons et de retournements de situations incroyablement conformes à ce qu’on attend d’un personnage féminin torturé, ambitieux et finalement déchû. Quant à Ségolène Royal, elle est juste folle…

6. Si tu devais être une catastrophe naturelle, tu serais :
    a. La coupe de cheveux de Laurent Fabius
    b. Les sourcils d’Emmanuel Chain
    c. Le menton de Balladur
    d. Un mélange des rires de Cyril Hanouna et Jean-Marc Morandini ?
Pétard, « d. » sans hésiter ! D’abord parce qu’on a dit qu’on critiquait pas les vêtements ou le physique. Et ensuite parce que, bon, Hanouna ET Morandini, quand même ! C’est violent là, non ?

7. Un génie te propose d’exaucer un vœu à la seule condition qu’il y ait le mot « roubignoles » dedans, tu choisis quoi ?

R emarquable génie, saurais-tu me permettre,
O ù que mes pas me portent, de voyager sans heurts
U biquitairement dans l’espace et le temps ?
B allon, fusée, vortex, ou même simple fenêtre,
I l n’y a point de moyen qui m’effraie à cette heure
G râce auquel je pourrais m’affranchir du carcan
N éfaste et sclérosant qui enferme mon âme,
O dieuse réalité qui me force à poursuivre
L e chemin invisible qu’un Chronos infâme
E dicta sans partage du haut de son Olympe
S ans égard pour les rêves d’hommes condamnés à vivre.

8. Tu peux prendre 3 qualités à 3 blogueurs/blogueuses que tu lis régulièrement, tu choisis quoi franchement ?
Le sérieux monacal de Sylvain sur tranches-de-marketing.com
La fréquence de publication de Maxime Grandchamp sur gourous-du-net.com
L’exubérant reflet que me renvoie étrangement Cyrille de Lasteyrie sur ses différents blogs, au point que j’ai parfois l’impression que j’aurais presque pu écrire ce qu’il dit (ou dire ce qu’il écrit…)

9. Et maintenant 3 gros défauts de 3 blogueurs que tu connais à refiler à ton pire ennemi ?
Je ne connais aucun blogueur qui ait des défauts. Et en plus, je n’ai pas d’ennemis donc autant ne pas commencer à m’en faire…

10. Pour 2 000 000 € cash (nets d’impôts), acceptes-tu de lécher le slip à Matt Cutts?
Si le slip est neuf (sous-entendu, il vient de l’acheter et il est encore dans son emballage) alors oui. Sinon, rien à faire, et ce n’est évidemment pas une question d’argent.

11. (heu… manque d’inspiration là) Au choix : tu préfères avoir le sang qui bout ou le bout qui sent ? (#BenQuoi)
Enfin une question philosophique ! L’alternative est intéressante, sachant que l’on m’offre le choix, en gros, entre la mort ou la putréfaction. Car en effet si mon sang devait atteindre sa température d’ébullition, il y a fort à parier que le reste de mon organisme en souffre quelque peu. Pas longtemps, certes, mais quand même. Au point de rendre quelque peu discutable tout espoir d’y survivre.
Quant au bout qui sent, j’aurais d’abord envie de demander « quel bout ?« . Parce qu’il ne peut y avoir de bout à quelque chose que s’il y en a un second quelque part… à l’autre bout. A l’instar d’un pôle magnétique qui ne saurait exister sans son pôle opposé. Donc, si on part du postulat que la question concerne mon anatomie, j’en déduis que l’une de mes extrémités doit constituer l’un des bouts tandis que le reste de mon organisme représente l’autre bout. Dans les deux cas, et sauf exception bien précise, le fait qu’une des extrémités vienne à sentir impliquerait que, soit elle est sale, soit elle est en état de décomposition avancée. Les deux options étant moyennement appréciables. En fait, la seule fois où il semble légitime qu’un bout sente c’est quand on parle de l’extrémité nasale, laquelle est par nature dotée du sens de l’odorat et donc, non seulement peut sentir, mais DOIT sentir.

Voila, ça c’est fait. Il ne me reste donc plus qu’à énoncer à mon tour une dizaine de questions avant de passer le relai à deux personnes qui ne manqueront pas d’y répondre de manière aussi talentueuse que désintéressée :

Aurélien Morillon
Sébastien Billard

Les questions :

1. Si le Net n’existait pas, aurais-tu cherché malgré tout un moyen d’exprimer tes idées à l’attention des autres ? Comment et pourquoi ?

2. A ton avis, le Web a-t-il créé du lien social ou bien a-t-il contribué à éloigner les gens les uns des autres ?

3. Comment vois-tu ton avenir ?

4. Si tu devais recommander 3 sites à des gens qui découvrent internet, ce serait lesquels ?

5. A choisir, tu préfères lire un livre sur l’écran de ton PC, sur une tablette numérique, une liseuse, un smartphone… ou bien sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main et qu’on peut utiliser même sans aucune source d’énergie ?

6. On t’offre la possibilité d’un voyage dans l’espace qui va durer plusieurs années et, indépendamment du fait que tu puisses t’y rendre avec tes proches, on ne t’autorise à emporter avec toi que 5 objets pour un poids maximum de 5 kg. Que choisis-tu ?

7. Si tu devais dissuader quelqu’un de te fréquenter, que lui dirais-tu pour le décourager ?

8. Penses-tu, comme certains experts, que l’économie numérique constitue la nouvelle « Révolution Industrielle » du XXIe siècle ?

9. Si tu devais corriger quelque chose dans ton parcours professionnel ou personnel, ce serait quoi ?

10. Qu’aurais-tu aimer inventer ? (tu peux remonter aussi loin que tu veux dans l’histoire)

11. Quelles choses légales n’accepterais-tu pourtant pas de faire pour de l’argent ?

13 réflexions sur “Portrait pour trait…

  1. Ahhhh, en voilà un article parfaitement torché d’une plume de maître!
    Je me suis littéralement ré-ga-lé (oui, en trois mots)

    J’ai aimé : la délicatesse avec laquelle tu as accompli le défi « roubignolesque » / la légende autour de ton prénom / la passion pour la littérature qui ressort de beaucoup de tes réponses.

    Je voudrais connaître : les livres que tu as écrit :)

    Bon ben yapuka voir si les deux nouveaux heureux élus vont relever le défi haut la main. Je note d’ailleurs l’intérêt évident de tes 11 questions même si ces dernières restent bien moins sérieuses que les miennes… ;) :D

    A très plus l’@mi ;)

    Cordiale salutationnerie,
    Sylvain

    • Merci pour ces éloges. Content aussi que tu aies apprécié mon acrostiche en (presque) alexandrins ;) Il fallait que je relève dignement le défi que tu m’avais lancé, j’espère y être parvenu.

      A+ copain

  2. Pingback: Questions pour un blogueur | Tranches De Marketing

    • Non, non, ça m’a pris un peu de temps avant de manger (1h30 je crois) mais comme je suis un scripteur compulsif, c’est pas forcément un bon repère… :)

      Merci en tout cas d’avoir joué le jeu. J’aime bien tes réponses !

      Amitiés

  3. Bonjour,

    De fil en aiguille, de commentaires en clics sur lien, j’arrive ici.
    Il faut dire que depuis que 4H18 a fait tourner ces 11 révélations, lui-même ayant étant sollicité par une internaute qui elle-même répondait un blogueur, je tourne en rond des révélations culinaires.
    Je pense y passer plus d’une journée comme dit Aurélien mais je trouve que c’est un exercice de style assez chouette.
    Pourrait-on presque parler de mini-thérapie pseudo nombrilique et à moitié altruiste ? Joli petit jeu.

    Monsieur Bruno (qui aurait pu s’appeler Blondin ou Chauvin si…), j’aime bien la révélation 5. Connais-tu le livre d’A. Jollien « l’éloge de la faiblesse » ; c’est quant à moi, un de mes livres de chevet qui a rejoint tous ceux qui se sont organisés littéralement en table de chevet. J’ai peur du jour où j’aurai une échelle de chevet !

    Enfin, la révélation du bout du bout est savoureuse et j’aime assez la notion du nez ! Parce que chez moi, c’est une obsession que de l’avoir toujours en activité et donc sans cesse en état de senteur ! Ca + mon TOC (trouble obsessionnel culinaire) tourné vers l’invention perpétuelle et parfois explosive de nouvelles recettes, ben, je réponds déjà à moitié à l’argument de ne pas faire ma connaissance. « Viens manger chez moi et je t’évite un voyage dans l’espace avec que 5 kilos pour bagage ! ».

    Sinon, sans le net, ben j’aurais usé des tonnes de papiers + timbres et donc pas contribué à la préservation des forêts équatoriales ! Alors tant mieux.

    Bon dimanche (bien entamé !)

    Agnès

    • Un jeu thérapeutique ? Pourquoi pas. Comme une sorte de catharsis par les mots, même si je n’y vois pas non plus une manière de me regarder le nombril. Altruiste ? Je ne sais pas, ça sous-entendrait que mon expérience peut éventuellement servir de modèle ou de guide à d’autres, et ça, j’ai du mal…

      Sinon, j’aime bien « l’éloge de la faiblesse », même si je reste un farouche défenseur de l’idée selon laquelle il y a davantage de forces inutilisées que de faiblesses véritables.

      Mis à part ça, j’ai également été un « inventeur culinaire » à une certaine époque, mais je pense que c’était surtout une manière comme une autre de créer que j’avais trouvée par hasard. Depuis, j’ai expérimenté d’autres matières, au détriment peut-être injustifié de l’expérimentation gastronomique. Mais je préfère laisser cette occupation à ceux qui ont vraiment du talent en la matière. Quand m’invites-tu à diner ? :D

  4. Ze point 8: t’aurais pu t’appeler blondy, chauvin, chauvini ou encore plus exotique (humm!!!) sctroumpf blond (c’est bien non?)
    Moi j’ai une préférence pour schtroumpf blond.
    Je me suis marrée du début à la fin de ce billet. Chapeau mon cher Bruno!

  5. Pingback: Vague portrait en 11 questions | Vladimir Goloubtzoff

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