Netanyahu : « Finalement, c’était pas entièrement sa faute, à Hitler… »

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Étonnant comme nos grands hommes (ceux de notre époque, hein, n’exagérons rien, juste ceux qui gouvernent le monde, on fait avec ce qu’on a…) sont capables de se prendre les pieds dans le sac de nœuds de l’histoire dès lors qu’ils ont besoin de s’y référer pour justifier leurs actions. Le dernier en date, c’est Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a toujours pas compris que la vérité officielle n’a que faire des subtilités de la vérité historique.

>> Benyamin Netanyahu minimise le rôle d’Hitler dans la Shoah

C’est vrai qu’aujourd’hui, l’ennemi des Juifs d’Israël, ce n’est plus Hitler mais le monde arabe, et le moment est sans doute bien choisi pour déterrer quelques faits qu’on avait préféré garder soigneusement dans le tiroir jusqu’ici. Après tout, le nazisme est mort avec l’odieux moustachu, le communisme n’est plus qu’un folklore qui ferait presque sourire (enfin, à condition d’occulter les quelques dizaines de millions de morts dont il est responsable…) et le Grand Ennemi mondial de la Terre entière est désormais le terrorisme-islamiste-alqaïda-ei.

De la même façon, on a appris il y a quelques jours que Pie XII, le pape honni dont on a surtout retenu le silence assourdissant durant la Seconde Guerre mondiale, le pontife collabo, donc, avait finalement tenté de faire assassiner Hitler. Là encore, les faits existent, ils sont irréfutables et on pourrait se demander pourquoi on ne les a pas exhumés plus tôt. Ben, peut-être est-il désormais plus rentable que Juifs et Chrétiens aplanissent de vieilles querelles pour faire front commun contre les vils Mahométans ? Et par voie de conséquence, sans doute est-ce tout-à-coup très important de rétablir certaines réalités susceptibles de « rapprocher les peuples ». Enfin, certains peuples, hein, pas tous…

Aujourd’hui, sans aller jusqu’à le traiter de révisionniste (ça la foutrait quand même mal pour un premier ministre israélien), de nombreuses voix s’élèvent pour accuser Benyamin Netanyahu de « déformer l’histoire », et d’aucuns brûlent déjà d’envie de lui rappeler le vieil adage selon lequel « des goûts, des couleurs et de la Shoah, on ne dispute point ! »

Personnellement, ce qui me dérange le plus, c’est qu’une fois encore, nos bergers institutionnels (et spirituels, hein, faut pas les oublier, ceux-là non plus) baladent les moutons que nous sommes au son d’un pipeau qui nous joue la musique qu’on a bien envie de nous faire entendre. Et, d’une manière ou d’une autre, la dernière sortie du sieur Netanyahu en est une preuve supplémentaire évidente :  on ne doit JAMAIS croire aveuglément ce qu’on nous dit, ce qu’on nous apprend, et encore moins ce qu’on nous impose, sans l’avoir constaté par nous-mêmes.

Sans certitude, il est vital de douter ! Car, qu’on nous parle d’écologie, de politique, de religion ou même d’histoire, si la nouvelle vérité est la bonne, ça veut dire que l’ancienne ne l’était pas. Et vice-versa. Mais dans tous les cas, il y a un moment où on nous a menti !

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