Entendre des voix, ce n’est pas toujours drôle…

Partagez sur Twitter Partagez sur Facebook Partagez sur Google+ Linkedin

Rassurez-vous, ce titre un peu intrigant ne me concerne pas. Même si certains pensent que, parfois, il m’arrive de perdre la boule, je n’en suis pas encore au point d’entendre les anges me parler. En réalité, une fois n’est pas coutume, j’avais envie de partager avec vous l’agréable sensation d’être tombé sur quelque chose sortant de l’ordinaire. Et comme il s’agit de cinéma, c’est d’autant plus rare que ça mérite un petit billet…

Je ne suis pas vraiment ce qu’on appelle un cinéphile, je fais plutôt partie du public ordinaire qui considère le cinéma comme un divertissement avant tout. Pourtant, il m’arrive d’apprécier certains films d’une manière légèrement différente. Sans doute parce que ces films-là sont eux-aussi un peu différents. Et rares aussi. Si certains livres sont écrits comme des films, il arrive également que des films donnent l’impression de « voir » un livre.

The Voices fait partie de ces films, justement. Dans les salles à partir du 11 mars 2015 (la semaine prochaine, si vous lisez ce billet dès sa publication), ce long métrage ne deviendra sans doute jamais un film culte. Pas de scénario transcendant, pas d’effets spéciaux, pas de message philosophique profond, non, juste un film qui intrigue pendant qu’on le regarde, et qui fait réfléchir après. Pour moi, c’est exactement la définition d’une œuvre d’art.  Attention, je n’ai pas dit un chef d’œuvre, mais une œuvre c’est certain.

Et comme cela arrive avec beaucoup d’œuvres, ce film est plutôt inclassable. Certains ont été tentés de le ranger dans la rubrique « comédie romantique », d’autres lui ont assigné la catégorie « thriller », d’autres encore ont trouvé que sa place était dans le « drame ». Mais finalement ce film n’est rien de tout cela, ou alors un curieux mélange homogène de tous ces genres à la fois. Et de quelque chose d’autre également.

Soyons clairs, tout le monde n’aimera pas ce film, car il est aussi déroutant que dérangeant, le réalisateur prenant visiblement plaisir à casser les codes du genre auquel il s’attaque en réalité (vous saurez quel genre en regardant, mais sachez tout de même qu’il a reçu le Prix du Jury du festival de Gérardmer, ce qui devrait vous donner un indice). Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’on a droit à autre chose qu’une super-production hollywoodienne avec les bons d’un côté, les méchants de l’autre, l’histoire cousue de fil blanc, une happy end et tout le tralala.

Ici, on se surprend à éprouver une sorte d’attendrissement, voire de compassion, pour le pire héros qui soit. On sourit dès le début devant sa candeur, sa gentillesse, sa folie aussi. Et puis, on ne sait pas trop comment ça arrive, on ne sourit plus. On se dit qu’il doit y avoir une erreur, que le hasard fait bien mal les choses. Avant de comprendre.

Bref, si vous voulez détester un chat qui parle, sentir l’angoisse et le malaise vous envahir tout doucement, avant de finir avec Jésus au volant d’un chariot élévateur rose (si, si…) alors c’est le film à voir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *