Concours Amazon, lisez les conditions !

Déformation professionnelle ou simple méfiance naturelle, j’ai l’habitude de toujours lire les petites lignes des offres présentées comme exceptionnelles (bon, j’avoue, je le fais avec toutes les offres, d’une manière générale). Un récent concours Amazon n’a donc pas dérogé à la règle et ses conditions de participation m’ont surtout convaincu… de ne pas y participer !

Au début du mois, un ami m’a informé de l’existence d’un concours littéraire organisé par Amazon. Plus exactement, il s’agissait du Concours Kindle 2015 réservé aux auteurs indépendants et dont la dotation semblait relativement alléchante :


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Entendre des voix, ce n’est pas toujours drôle…

Rassurez-vous, ce titre un peu intrigant ne me concerne pas. Même si certains pensent que, parfois, il m’arrive de perdre la boule, je n’en suis pas encore au point d’entendre les anges me parler. En réalité, une fois n’est pas coutume, j’avais envie de partager avec vous l’agréable sensation d’être tombé sur quelque chose sortant de l’ordinaire. Et comme il s’agit de cinéma, c’est d’autant plus rare que ça mérite un petit billet…


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Il manque une case neuve à la sécurité routière…

Un lundi matin, dans un couloir de l’Hôtel Matignon.

«  Allo Bernard, c’est Manu. Tu as deux minutes, là ?
— Manu ! Ça faisait longtemps. Je suis content de t’entendre, je croyais que tu me faisais la gueule.
— Quoi ? Mais non, pas du tout ! C’est juste que depuis deux semaines, avec François, on est aux taquets. Déclarations, rencontres, commémorations, défilés… C’est simple, j’en suis à ne plus savoir quand j’ai changé de chaussettes pour la dernière fois.

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On ne peut restreindre une liberté qui n’existe pas

Depuis une semaine environ, les éditorialistes de tout poil et une partie de nos politiques brandissent la « liberté d’expression » comme nouvel étendard du combat qu’il est désormais de bon ton de mener. Certains veulent en restreindre la portée tandis que d’autres ne lui supposent aucune limite. Mais sait-on seulement de quoi on parle ?


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Arrêtons les régimes ! Ça tue les ours polaires…

Depuis quelques années, la communauté scientifique s’alarme de l’épidémie d’obésité qui frappe nos sociétés occidentales. Mais personne ne s’est visiblement préoccupé de l’impact drâââmatique de la lutte contre cette épidémie. Car, je vous le dis aujourd’hui, maigrir nuit gravement à l’environnement, contribue à l’effet de serre, entraîne la fonte des pôles et, par voie de conséquence, tue des millions d’ours polaires et de bébés phoques !


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Sévices de presse !

On a coutume de dire que les médias sont à la promotion d’un livre ce que les libraires sont à sa distribution : IN-DIS-PEN-SABLES ! Et donc, chaque fois qu’un éditeur (ou un auteur auto-édité) publie un nouveau livre, il passe invariablement par la case « Service de Presse » pour le faire connaitre. Je l’ai fait moi aussi, que ce soit en tant qu’éditeur ou en tant qu’auteur, et ce que je sais aujourd’hui… c’est que je ne le ferai plus ! Ou en tout cas plus de la même façon…


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Rédiger n’est pas écrire

Quand j’écris une histoire, j’aime assister aux évolutions inattendues que prend l’intrigue, devenir en quelque sorte spectateur d’un récit qui semble peu à peu s’émanciper et trouver son propre chemin, vivre sa propre vie ; c’est d’ailleurs le signe que le livre est bien engagé et que je ne suis plus là que pour le guider afin qu’il ne sorte pas des clous. Comme un enfant, en fait.

Mais parfois il arrive que je m’y sois mal pris dès le départ et, par exemple, que le ton adopté initialement pour le récit ne colle plus avec ce que le livre est en train de devenir. Le style, l’angle de départ ou encore le plan prévu peuvent alors se révéler complètement inadaptés au fur et à mesure que le projet avance… jusqu’à ce qu’il ne puisse plus avancer, justement. Et c’est souvent à ce moment là que je m’en rend compte, lorsque l’écriture devient laborieuse alors même que je ne manque ni d’idées ni d’inspiration et que je passe la plupart de mon temps à relire ce que j’ai écrit, comme si j’allais y trouver la réponse à mon problème.

Une idée n’est jamais mauvaise, on la construit mal, c’est tout

Dans ce cas, à tort ou à raison, j’ai donc tendance à considérer que n’est pas l’idée qui est mauvaise mais que c’est moi qui n’ai pas su la traiter correctement au début. Par conséquent, une fois le triste constat établi, soit je laisse le bouquin inachevé de côté (généralement quand le projet est peu avancé) en attendant d’être dans de meilleures dispositions pour tout reprendre ; soit je me remets immédiatement au travail, non plus pour le faire avancer mais pour le remanier de fond en comble afin de lui donner la bonne configuration qui me permettra de le poursuivre.

Quand on y pense, un livre ça se construit un peu à la manière d’un puzzle dont toutes les pièces auraient la même forme : les assembler les unes aux autres n’est qu’un jeu de patience assez simple, avec un résultat souvent décevant même si on finit toujours par toutes les placer. Car il n’existe qu’une seule et unique combinaison qui sache restituer parfaitement à la fois l’idée de départ et le sens qu’on a voulu lui donner en la fixant sur un support. Les peintres et les photographes connaissent bien ce sentiment, eux aussi : sans la bonne composition, la bonne mise en lumière, la bonne perspective, leur œuvre n’est rien d’autre qu’une simple image sans intérêt.

Accumuler les mots ne suffit pas à leur donner un sens

Aujourd’hui, que ce soit sur Internet, dans la presse ou encore chez les libraires, le contenu est devenu roi. Pas le texte, non, le contenu. Désormais, la mode est à l’accumulation de mots au détriment de leur sens, la masse l’emporte sur la précision, la quantité devient commercialement préférable à la qualité. Dans ces conditions, on rencontre de plus en plus d’ouvrages sans âme ni originalité, qui se contentent d’exister et de remplir encore un peu plus les rayonnages et les disques durs sans que ça ne choque plus personne. Pire, on dirait même que tout le monde s’en arrange, que c’est plus simple en somme.

De mon côté, j’en arrive alors à me demander si finalement je ne me préoccupe pas un peu trop du bon sens des pièces de mon puzzle. Je me dis que j’aurais sans doute davantage à gagner à simplement « poser » mon idée comme cela se fait aujourd’hui, sans souci de bien l’amener ni même de vouloir transmettre une émotion, un sentiment, voire une réflexion à ceux qui la liront. De rédiger, un point c’est tout, avant de passer à une autre idée, un autre livre, et ainsi de suite.

C’est généralement à ce moment précis que je me colle une grande baffe et que je me dit qu’il est temps de me remettre au boulot au lieu de philosopher !

Je vais (re)devenir riche et célèb’ !

Une fois n’est pas coutume, je vais me laisser aller à quelques confidences sur certains de mes projets en phase finale. Oui, je sais, j’aurais pu les garder pour moi mais, comme je sais que tout le monde m’aime, sauf ceux qui sont jaloux, je me suis dit que j’allais partager ces informations avec tous mes fans, un peu comme Lady Gaga (ouais, on va dire que vous êtes mes « little monsters », so cute !).
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La France étalon de l’Eurovision

Parce qu’en toute chose il faut un repère, un système de référence assurant la stabilité du système, la France constitue depuis toujours l’étalon fiable et immuable permettant d’évaluer la qualité des artistes se produisant à l’Eurovision. Certes, notre mémoire est encore souillée du tristement célèbre incident de parcours d’il y a presque 40 ans, lequel impliquait vaguement un enfant et un oiseau, mais dans l’ensemble je pense que nous avons correctement tenu notre rôle essentiel de « point zéro ».


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L’intelligence est-elle soluble dans l’Éducation Nationale ?

Oui, je sais, la question fleure bon la provocation gratuite. Mais c’est peut-être aussi un peu parce que, dès qu’on touche à l’Éducation Nationale, on court le risque de passer pour un affreux réactionnaire, à plus forte raison si on commence à dire qu’elle n’est pas parfaite. C’est d’ailleurs une constante chez les soldats de la bien-pensance républicaine : il suffit qu’on les chatouille du côté des « saintes-valeurs-inaltérable-de-la-démocratie-humaniste-et-sociale » pour qu’ils brandissent aussitôt leurs panneaux accusateurs, tels des juges sportifs qui sanctionnent en un instant l’aboutissement de plusieurs années d’entraînement intensif et de sacrifices par un laconique « 5/10 » !

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